Brussels Airlines termine une année 2016 difficile avec un bénéfice

Brussels Airlines termine une année 2016 difficile avec un bénéfice

Jeudi 16 mars 2017

  • Un bénéfice opérationnel de 20,4 millions d’euros et un bénéfice net de 15 millions d’euros, malgré une année très difficile
  • Un chiffre d'affaires de 1.271 milliards d'euros et une croissance du nombre de passagers de 3,2%
  • Redistribution de 2,5 millions d’euros du bénéfice au personnel (inclus dans les résultats)
  • Investissements stratégiques en ligne avec les plans
 

 

En dépit des attentats du 22 mars et de la forte concurrence low-cost, Brussels Airlines a réussi à terminer l'année 2016 avec un bénéfice. La compagnie belge a connu une croissance du nombre de passagers de plus de 3% et enregistre un bénéfice net de 15 millions d’euros. Ce bénéfice tient compte de la redistribution de 2,5 millions d’euros au personnel Brussels Airlines, en reconnaissance des efforts considérables déployés après le 22 mars.

 

Les résultats financiers de Brussels Airlines en 2016 ont été majoritairement impactés par les attentats qui ont frappé Bruxelles l'année dernière. A la date du 21 mars Brussels Airlines se dirigeait vers une année record avec un taux de croissance record. Après les attentats, la fermeture de l'aéroport et l’impact négatif à plus long terme sur le trafic vers la Belgique, la compagnie a enregistré une importante baisse du nombre de passagers. Grâce à de nombreuses initiatives commerciales, Brussels Airlines a cependant réussi à terminer l'année avec une croissance du trafic passager de 3,2%. Au total 7,7 millions de passagers ont choisi un vol Brussels Airlines. Le taux d'occupation était près de 75% et le volume de fret a augmenté de 6%.

L'impact financier direct des attentats est de plus de 100 millions d'euros. Une partie de cet impact a pu être compensée grâce aux indemnisations qui ont d’ores et déjà été accordées par les compagnies d'assurance ou qu’on estime pouvoir encore recevoir dans les mois à venir.

Malgré cet impact financier  négatif majeur, Brussels Airlines a poursuivi ses investissements tels que prévus. Le réseau long-courrier a été élargi grâce au lancement de Toronto et l’annonce de l’ouverture de notre ligne vers Mumbai ; le nombre de sièges en Europe a augmenté de 3% ​​et le programme de renouvellement de la flotte a continué à être mis en œuvre. Les investissements prévus pour le confort des passagers, y compris l'introduction de la nouvelle formule de voyage sur le long-courrier (Economy Privilege), ont également été réalisés.

« Bien qu'il aurait pu être plus sage de revoir nos ambitions à la baisse après les attentats, nous avons choisi de poursuivre notre plan d’investissements dans son entièreté, parce que nous savions que nous avions créé au cours des dernières années une base financière solide pour Brussels Airlines.  »

-- Bernard Gustin, CEO de Brussels Airlines

 

Succès du modèle hybride

Alors que le chiffre d’affaires est resté stable dans des conditions difficiles (1,3 milliards d'euros), Brussels Airlines a affiché un bénéfice opérationnel de 20,4 millions d’euros et un bénéfice net de 15 millions d'euros. En conséquence de ces résultats, aussi bien la position « cash » que les fonds propres (equity) ont été améliorés.

« Sans le 22 mars, 2016 aurait été une année record pour Brussels Airlines. Pourtant, malgré le contexte difficile des attentats et un marché très compétitif exerçant une forte pression sur le prix des billets, nous avons réalisé un résultat positif. Je suis très reconnaissant envers nos employés pour ce qui a été accompli en 2016, et ce tout particulièrement après le 22 mars tant au niveau opérationnel que commercial. Par conséquent, le Conseil d'administration a décidé de redistribuer une somme 2,5 millions d’euros au personnel. »

-- Bernard Gustin, CEO de Brussels Airlines

2016 fut aussi l'année où le succès du modèle hybride de Brussels Airlines a été renforcé. Ce modèle permet d'une part aux passagers de choisir entre un large réseau de destinations « affaires » et « loisir » et d’autre part d’opter pour des formules de voyage s’adressant aussi bien aux clients sensibles aux prix, qu’à tout ceux pour qui désirent des services supplémentaires.

« En anticipant avec des produits personnalisés et adaptés à un marché en rapide évolution tout en rendant à la fois l’offre « loisir » ainsi que l'offre « affaires » encore plus attrayantes pour nos clients, nous avons créé les bases pour le développement de Brussels Airlines. »

-- Bernard Gustin, CEO de Brussels Airlines

 

L’année 2017

En 2017, Brussels Airlines poursuit sa stratégie. Les deux premiers mois de la nouvelle année ont été clôturés avec une belle croissance du trafic passager. Pourtant, il est clair que des efforts supplémentaires doivent être faits pour promouvoir le « marché entrant » (les hommes d'affaires et les touristes qui se rendent en Belgique).

À la fin du mois de mars, le continent Indien sera ajouté au réseau et au cours du printemps le réseau européen se développera avec quatre nouvelles destinations et de nombreuses augmentations de fréquences. À l'automne 2017, lorsque le dernier AVRO RJ100 quitte Brussels Airlines, le renouvellement et l'harmonisation de la flotte européenne atteindront une étape importante.

En collaboration avec le groupe Lufthansa, qui est devenu en début d’année propriétaire à 100% de Brussels Airlines, un plan est actuellement élaboré. Ce plan vise à assurer la croissance et l’augmentation de la compétitivité de Brussels Airlines

Enfin, en 2017 Brussels Airlines souhaite davantage optimiser la qualité de ses services, continuer à investir dans le digital et renforcer encore plus sa rentabilité et sa position sur le marché grâce à un bon équilibre entre les initiatives d'accroissement des recettes et de réduction des coûts.

« Notre défi sera de renforcer notre service à la clientèle tout en accélérant notre programme de réduction des coûts. C'est ça la manière de se différencier de la concurrence low-cost, tout en assurant une rentabilité adéquate dans un environnement ou les prix sont en baisse. »

-- Jan De Raeymaeker, CFO de Brussels Airlines.